Entre Cordoba et Mendoza

Après un passage éclair par Cordoba pour faire vérifier nos joints d’étanchéité, nous rejoignons le parc national de la Quebrada del Condorito qui se trouve au centre des Sierras de Córdoba. Il fait partie d’une aire protégée de 150 000 hectares.
Le parc constitue un important « vivier » de condors, espèce en danger d’extinction en Amérique du Sud. La pampa est la végétation dominante ici. A perte de vue, s’étendent des pâturages d’altitude avec des petits bosquets isolés de tabaquillo, semblables à ceux qui sont caractéristiques du nord-ouest argentin.

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Sur le chemin

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L’étroite quebrada (ou cañon) qui donne son nom au site est un profond ravin (ou cañadón) dont les bords supérieurs se situent à hauteur du vol plané des condors andins. A l’intérieur du canyon, le río Condorito (affluent du río Segundo) roule ses eaux limpides.

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Arrivés au mirador Sud, nous prenons le temps d’observer le vol gracieux et quasi statique de plusieurs condors et urubus à tête rouge (vautour) même si on les voit souvent d’assez loin.

Condors

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Urubu

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Aux jumelles, nous verrons un groupe de condors se désaltérer tranquillement dans un petit cours d’eau qui se déverse le long de la paroi rocheuse.

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A défaut d’apercevoir le puma

Notre prochaine halte est Nono, un village de villégiature apprécié des argentins.

Sur la route entre Nono et le parc el condorito

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Arrivé à Nono, nous en profitons pour visiter le musée Rocsen, un musée atypique dans lequel le propriétaire a amoncelé près de 59000 pièces de tout et n’importe quoi qui a été utile à l’homme à une époque. On y passe près de 2 heures et demi à expliquer aux enfants le fonctionnement des vieux grammophones, des anciennes tétévisions, des téléphones. On est comme des gosses qui découvrent des trésors dans le grenier des grands-parents.  Souvenir, souvenir, on en sort presque ému.

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En sortant du musée, direction la rivière près de Nono. On y rejoint les Madilous qui sont arrivés la veille et ont l’air de s’y plaire. Le cadre est effectivement fort sympathique. On peut se garer dans l’herbe (c’est un vrai luxe quand on peut éviter la poussière). Ici, C’est le rendez-vous des familles. Le niveau d’eau est bas et le courant très doux. Les enfants sont donc complètement indépendants dans cette rivière où l’on a pied partout. Nous ne les verrons pas de l’après-midi. Nous savourons entre adultes cette pause silencieuse. J’en profite également pour faire un brin de ménage et de lessive à l’ancienne.

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Nous nous séparons le lendemain et filons en direction du parc National Sierra de las Quijadas. Nous arrivons en fin d’après-midi peu de temps avant la fermeture du parc.

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Le guadaparque nous renseigne sur les différents sentiers. Il y en a 5 au total. Deux se découvrent uniquement avec un guide et trois sont en accès libre. Il ne nous donne pas vraiment le choix et nous déconseille avec les enfants les 2 visites guidées (les plus intéressantes) ainsi que le sentier des guanacos. On est un peu déçu. On sent que ce serait possible mais qu’il ne veut pas s’embêter. Nous optons donc par la force des choses pour les sentiers en accès libre, beaucoup plus courts. Comme il est tard nous les ferons demain.

En attendant, nous rejoignons la zone de camping. Malgré la poussière de terre rouge dans laquelle nous stationnons et le vent qui la balaie, l’endroit est sympa. Il y a des douches et ça c’est le petit plaisir du voyageur au long court. Même si l’eau est froide, avec les 37 degrés extérieur, on savoure. Nous profitons de ce nouveau cadre dépaysant pour observer le coucher de soleil ainsi qu’une famille de Maras (lièvre de Patagonie) qui viennent manger près de la zone de camping. Habitués à voir du monde, ils ne sont pas trop farouches mais rapidement, les moustiques  nombreux et voraces nous obligent à rentrer plus vite que prévu aux abris.

Pendant le repas, nos moustiquaires sont sans cesse pillonnées d’insectes nocturnes en tout genre. Une menthe religieuse très excitée n’arrête pas de revenir à la charge. La nuit tombée nous fait réalisée à quel point  l’écriteau qui alarme sur le côté hostile de l’endroit prend tout son sens. Les paroles du guadaparque insistant plusieurs fois sur le fait de ne rien laisser ouvert pendant la nuit nous reviennent en mémoire. Il faut dire qu’ici, c’est le territoire du puma, des mygales, des scorpions et du fameux Yarara, un serpent dont la blessure peut se révéler mortelle si on ne prend pas l’antidote dans les plus brefs délais. Tout va bien, on se détend.

La nuit n’est pas très reposante. Nous subissons une légère tempête des sables. Les minis tornades sont courantes ici. Souvenir du vent patagonien…. Le camping-car tangue régulièrement.

Au petit matin, réveil difficile pour les parents, les enfants, eux, ne sont jamais perturbés dans leur sommeil . Allez! Haut les coeurs, on a un programme. Direction le sentier des « Miradores » et le sentier « las flores »

Il s’agit d’une boucle plutôt courte d’environ 1,5km pour le premier sentier et de moins d’un kilomètre pour le second. Le lieu est époustouflant! Le parc recèle de multiples formations rocheuses de grès rouges, de canyons et de lits de lacs asséchés au milieu de la Sierra de las Quijadas.

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DSC_7447Les sentiers serpentent sur un terrain accidenté rouge et aride à travers une végétation éparse d’arbustes épineux, adaptés à ce climat semi-désertique. Des petits cactus poussent ça et là.

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Partout des panneaux nous informent de tenir les enfants par la main, de ne pas sortir du sentier et de ne pas soulever les pierres.

Les deux balades nous permettent d’admirer le parc depuis plusieurs points de vue. Le panorama est fantastique. On prend quelques photos sous la chaleur écrasante du soleil. On doit facilement atteindre les 40 degrés vers la fin de la balade.

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Pause photo pour notre pin up

Aperçu de la faune…

Ainsi s’achève notre jolie visite du parc national Sierra de las Quijadas.
Nous reprenons la route direction le nord vers les parcs Talampaya et Ischigualasto. Encore deux merveilles de la nature…

7 réflexions au sujet de « Entre Cordoba et Mendoza »

  1. Coucou! La nature à perte de vue sans une trace humaine a des km….on n oublie parfois que ca existe encore! Tant mieux. Mais du coup je ne peux m empecher de penser que les animaux sauvages règnent en maitres….. et parfois des grosses bebetes comme le puma ou des plus petites très dangereuses. Et en effet ton commentaire confirme mes craintes. En france quand on se balade c est vrai qu on ne se pose pas de questions on ne se dit pas qu on va croiser un gros ours ou un loup en forêt et qu il faut être prudent! Martinou s est assis sur mes genoux et on a lu ensemble votre article…. ca lui a fait penser que ca commençait vraiment a etre long tout ce temps sans son cousin. On a compté les jours qui restaient…. ca ne l a pas rassuré. …il y a encore 3 chiffres!
    Profitez ce cette belle nature environnante et remplissez vos poumons de bon air!
    Gros bibis

    J'aime

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