Le quotidien d’une vie en camping-car à l’autre bout du monde

A mi-parcours de notre voyage au long cours, voici un aperçu de ce qu’implique un tel voyage en camping car sur les routes d’Amérique du sud.  Vous verrez ce n’est pas les vacances tous les jours, contrairement à ce que beaucoup pourrait imaginer…

La journée commence souvent entre 7h30 et 9h. Une fois le petit déjeuner avalé et les ablutions matinales effectuées, débute l’école. En général elle dure entre une heure et demi et deux heures tous les jours du lundi ou dimanche. Pas de jours de repos ?  Si mais c’est en fonction des visites, des imprévus, de la fatigue des uns ou des autres donc on a préféré ne pas mettre de jours fixes. Franck et moi essayons de s’occuper chacun d’un enfant et de les séparer dès que possible, c’est tout de suite beaucoup plus productif. Pour Clément, c’est essentiellement des maths et du français. Il commence à bien connaître la géographie de l’Amérique du sud (plus que l’Europe). Le nom des pays visités et leur capitale n’ont plus de secret pour lui. Pour Lisa, c’est surtout du graphisme, de la lecture, quelques notions de mathématiques et du repérage dans l’espace. Les sciences naturelles et l’histoire (de l’amérique du sud) se font beaucoup in vivo (Observation de la faune, des glaciers, des volcans, visite de musées sur la période préhispanique, hispanique, sur la colonisation …).

Les enfants remplissent également régulièrement leur cahier de voyage, une occasion d’écrire supplémentaire pour Clément. Pour l’instant, les seules vacances scolaires que nous avons pris étaient à noël. Nous en reprendrons pour les grandes vacances.

La journée s’organise ensuite entre les visites de sites, les balades prévues et les temps de jeux libres en pleine nature avec les copains. Ca c’est le côté sympa de la liberté du voyage au long cours. Il existe également une grosse partie logistique qui prend également beaucoup de temps et qui nous rappelle que et bien oui, la liberté a aussi ses contraintes, ce n’est pas les vacances. Ce qui est si facile dans une vie sédentaire l’est nettement moins en voyage, surtout à l’étranger : se connecter sur internet, se doucher à l’eau chaude, laver son linge… tout ça peut paraître anodin pour qui vit dans une maison, mais pour nous, ce sont des préoccupations quotidiennes !

L’électricité:

Nous en utilisons pour nous éclairer, pour recharger nos appareils électroniques (ordinateur, batterie d’appareil photo, téléphone, tablette, aspirateur…) etc
Nous avons sur le toit du camping car deux panneaux solaire de 160 W relié à 2 batteries cellule qui se chargent également quand on roule. Grâce à cette installation et aux kilomètres parcourus, nous sommes 100% autonomes en électricité et nous n’avons pas besoin de nous raccorder au secteur. Les seules fois où on a du se brancher, ce fut lors de séjours dans les garages. Dans les hangars les panneaux solaires avaient un peu de mal à capter la lumière.

L’eau :

Nous en utilisons pour cuisiner, rincer les fruits et les légumes, se laver,  les toilettes etc… Par contre nous ne la buvons pas. Nous préférons l’acheter en bouteille car le filtre lui donne un goût pas très agréable. Nous avons 2 réservoirs pour une capacité totale de 210 litres : Ca peut paraître beaucoup mais c’est finalement assez peu compte tenu de nos besoins en eau. Nous avons environ une autonomie de 5 jours…Tous les 5 jours, il nous faut donc trouver un endroit oú remplir nos 210 litres d’eau… La majorité du temps, on rempli les réservoirs dans les stations services qui ont des points d’eau à disposition… et parfois, on rempli aux robinets des places de village, dans les cimetières. Il arrive que le débit soit très faible et ça peut vite prendre du temps !

En règle générale, nous arrivons à trouver quasiment partout de l’eau gratuite (mais pas forcément potable), cependant dans certaines régions désertiques, comme le désert d’Atacama, la mission « eau » devient tout de suite moins aisée et là l’eau se paye.

Le gaz :

Nous en utilisons pour faire fonctionner notre chauffe-eau et aussi pour cuisiner. Nous avons deux bouteilles de gaz, une française et une argentine. Une bouteille de 10kg nous dure presqu’un mois (cela varie en fonction de la météo), ensuite il faut la remplir à nouveau.Le remplissage des bouteilles de gaz est assez compliqué. Nous trouvons du gaz partout mais chaque pays à son propre système : les bouteilles sont différentes, les détendeurs aussi et faire remplir une bouteille qui n’est pas issue du pays est une mission qui est loin d’être aisée. Par exemple, nous n’avons jamais pu trouver d’usine ayant accepté de remplir nos bouteilles (argentine ou française) au Chili et pourtant on a frappé à de nombreuses portes.

Les vidanges des eaux usées:

Trouver des stations de vidange où vider nos eaux grises (eaux sales en provenance de l’évier, de la douche et du lavabo) et nos eaux noires (les toilettes ) est quasiment mission impossible en Amérique du sud. Nos vidanges sont donc malheureusement un peu « sauvages »…En général, on essaie de trouver une décharge ou un petit terrain vague où vider nos réservoirs d’eaux sales… et comme l’odeur peut vite être désagréable, cette mission vidange revient en moyenne tous les 3 jours ! En Argentine ou au Chili, où les étendues sont immenses c’est plutôt facile !! Mais dans des pays nettement plus petits et plus peuplés, ça peut devenir plus sportif.

La nourriture :

Côté alimentation, nous trouvons quasiment de tout ici. C’est un peu plus difficile dans les villages isolés de Bolivie où le choix devient restreint. Les fromages et la charcuterie sont très loin de rivaliser avec nos produits français mais on s’en contente notamment en Argentine. On se régale des fruits et légumes et pour Franck du bon vin ! De ce côté-là, les argentins et les chiliens sont au top ! Grâce à notre four, les gâteaux, quiches et gratins agrémentent régulièrement le menu …

Les bivouacs :

Tous les jours ou presque il s’agit de trouver un nouvel endroit où dormir…La majorité de nos bivouacs se passe en pleine nature, et nous changeons de jardin quasiment tous les jours.Le bivouac choisi doit répondre à quelques critères. Notre critère principal est bien évidemment la sécurité ! puis viennent conjointement un terrain assez plat et un environnement calme, en dépensant le moins possible ! Et enfin la cerise sur le gâteau, une jolie vue !!

Nous dormons très rarement dans des campings (Nous avons du en faire 3 depuis le début) et préférons le bivouac sauvage même s’ils ne sont pas tous les soirs exceptionnels. Ce peut être dans une rue quand nous visitons une ville ou non loin du bord de la route quand nous traversons de longs territoires sur plusieurs jours (la patagonie par exemple). Nous dormons parfois en station service pour le wifi même si on essaie d’éviter au maximum car c’est souvent bruyant. Nous avons également dormi dans des endroits sublimes et vu de magnifiques soleils couchants sur la mer, sur les volcans, les glaciers et ça ça vaut tous les campings 5 étoiles.

Le carburant :

Il est plutôt facile de se ravitailler en carburant (de plus ou moins bonne qualité) à l’exception de certains endroits mal desservis car un peu reculés.Les stations services, vu le kilométrage parcouru, nous les fréquentons régulièrement. C’est aussi le temps d’une bonne douche pour tout le monde. Gros avantage, le temps de douche n’est pas limité.

La lessive:

La question de la lessive revient régulièrement, tous les 7 à 10 jours en moyenne. Etant donné que  laver du linge nécessite pas mal d’eau, nous lavons une petite partie de notre linge à la main et l’autre grosse partie dans les « lavanderias » Dans ces laveries, on dépose son linge sale et où on le récupère le soir même ou le plus souvent 24h plus tard, propre, séché et parfois plié. On en trouve presque dans toutes les villes, petites ou grandes. Parfois, il ne faut pas être trop regardant sur la qualité du travail accompli mais généralement c’est assez correct pour des machines qui lavent à l’eau froide. Nous adaptons donc régulièrement notre planning à nos paniers de linge sale.

Le WIFI :

Nous devons de temps en temps chercher une connexion wifi pour joindre nos proches, poster les articles du blog, mettre à jour nos applis ou encore faire certaines recherches sur le web. Les cafés, restos, stations service, Tout est bon pour se connecter.

Voilà, comme vous pouvez le constater, ce n’est pas une année de vacances habituelle. Il y a aussi un quotidien ! Mais dans cette parenthèse, on est ensemble et libres de notre agenda…. Et ça, ça n’a pas de prix !

Une réflexion au sujet de « Le quotidien d’une vie en camping-car à l’autre bout du monde »

  1. En effet ce n est pas de tout repos! Vous me semblez bien organisé en tous cas. Avec tout ce que vous faites et toutes les belles photos postées on n a pas l impression qu il y a tout ce quotidien a gérer. On se dit : bande de veinards , ils se paient un an de vacances all inclusive!!!!😉😉😉

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