La côte du Pacifique sud péruvien

Nous quittons Cusco direction le pacifique pour partir à la rencontre d’une autre culture,  les Nazcas.
Pour rejoindre le désert, la route montagneuse est jalonnée de lacets interminables. La végétation d’abord luxuriante devient plus rase.

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On passera ici encore de 4000m au niveau de la mer après plusieurs cols. Allez Rainbow, on s’accroche. Une petite pause sera nécessaire pour permettre aux freins de refroidir.

Nous bivouaquons sur le parking d’un resto avec « une année buissonnière « , une famille très sympa avec qui nous avons sympathisé à Cuzco. On ne le sait pas encore mais on co-voyagera ensemble durant presque 2 semaines.

Le lendemain, nous retrouvons nos lamas et alpagas dès que nous montons en altitude

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Quelques familles habitent dans des hameaux perdus dans les hauteurs, vivant de l’élevage de ces camélidés.

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Un des rares villages d’altitude croisés sur la route

Nous nous arrêtons avec nos amis à la reserva Nacional Pampas Galeras.  Cette réserve naturelle, perchée dans la montagne à 90 km à l’est de Nazca sur la route de Cuzco, protège des vigognes.  Nous n’en verrons que quelque unes en enclos, les autres étant plus haut dans les prairies d’altitude. Un guide nous accompagne pour la visite du petit musée dédié à cet animal dont le poil tondu une fois l’an lors de la cérémonie du Chaco vaut son petit pesant d’or.

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On amorce une longue descente. Plus la côte se rapproche, plus la route devient désertique. La végétation est peu à peu engloutie par le sable.

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la buissonnière mobile, elle déchire!!!

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A l’approche de la ville de Nazca, nous apercevons le Cerro Blanco, la dune de sable la plus haute du continent américain, qui culmine à 2076 mètres d’altitude !!

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Ca y est, nous entrons en territoire Nazca, une des civilisations pré-incaïque les plus importantes du Pérou. Elle dura entre 300 ans avant J.C. et 800 ans après J.C. Elle a succédé aux Paracas sur un territoire qui va de la côte aux Andes. Vivant dans le désert, les Nazca ont dû faire preuve d’imagination pour survivre.

Leur économie reposait sur la pêche côtière et sur une agriculture intensive irriguée, très sophistiquée. Ils ont en effet réussi à mettre en valeur des terres arides en créant d’ingénieux systèmes d’irrigation tel un système de galeries filtrantes capable de capter les eaux souterraines, ainsi qu’un réseau d’une quarantaine d’aqueducs souterrains (appelés aussi Puquios : « source naturelle » en quechua). Ce surprenant système hydraulique développé à partir du milieu du VIème siècle leur a permis d’acheminer l’eau venant des sources montagneuses vers l’intérieur des terres, à travers des tunnels et d’irriguer l’agriculture dans les vallées du rio Grande. Nous en profitons pour aller visiter l’ aqueduc de Cantalloc, encore utilisé aujourd’hui.

Tout au long de l’aqueduc étaient creusés de petits puits en pierre en colimaçon appelés Ojas. Ils permettaient d’entretenir et d’aérer les canaux mais aussi de faciliter l’accès à l’eau aux habitants.

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Descente dans ces grands puits d’une 15aine de mètres de diamètre et d’environ 6-7 mètres de profondeur.

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De l’autre côté de la route, nous faisons un arrêt pour voir les géoglyphes d’El Télar. On reste un peu sur notre fin pour ces deux géoglyphes qui ressemblent à une spirale et à un simple damier.
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La ville de Nazca que l’on rejoint ensuite n’a pas vraiment d’attrait, nous filons donc rapidement à la découverte de ce pour quoi la civilisation Nazca est connue : ses géoglyphes.
Les géoglyphes de Nazca, appelés communément lignes de Nazca ont été découvertes il y a un peu plus d’un demi-siècle dans le désert de Nazca au sud du Pérou. Ces dessins géants ont été réalisé il y a plusieurs centaines d’années par la civilisation Nazca. Ils ont été dessiné (ou plutôt gravé) directement sur le sol caillouteux du désert. En retirant la couche supérieure de roches grises (colorées par l’oxyde de fer), on laisse apparaître un sol clair et sableux. Ce procédé créé un important contraste et rend ces lignes visibles à des kilomètres. C’est grâce au climat sec et peu venteux du désert que les lignes de Nazcas, protégées de l’érosion, sont restées (presque) intactes durant toutes ces années.

Ces lignes représentent souvent des animaux ou de plantes stylisés, parfois aussi de simples lignes longues de plusieurs kilomètres. On compte plus de 900 dessins répartis sur une zone de 750 km². Ils mesurent de 5 à 250 m de long. Ils représentent notamment un singe de 135 mètres d’envergure, la queue en spirale, une araignée de 46 mètres de long, ainsi qu’un oiseau géant, long de 300 mètres et large de 54.

Tracées il y a plus de 2000 ans, les lignes de Nazca sont visibles uniquement du ciel, ce qui a alimenté au fil des années l’une des plus grandes énigmes de la planète. Du calendrier astronomique au lieu de culte en passant par la piste atterrissage pour extraterrestres, les lignes de Nazca ont alimenté bon nombre d’hypothèses. Et pourtant aujourd’hui, le mystère n’est toujours pas résolu. Malgré ça, les chercheurs ne perdent pas espoir car il reste encore beaucoup de dessins à étudier donc beaucoup à apprendre!

Afin d’observer ces célèbres lignes de Nazca, nous avons du prendre de la hauteur. Pour cela deux possibilités, soit les survoler en avion, soit monter en haut du mirador metalico, une plateforme d’observation, au bord de la route Panaméricaine, qui culmine à 15 mètres et qui permet d’observer 3 figures : l’arbre, les mains et le lézard (traversé par la route). Question de budget, nous optons pour le mirador.

La lumière de fin de journée est belle même si cela nous vaut un beau contre-jour pour admirer l’arbreDSC_4651

Les mains

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Un ptit air d’alerte à Malibu n’est ce pas ?  On a cherché Pamela

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photo de groupe en haut du mirador

Nous dormons avec les copains sur la place d’un village face à une église à l’abandon qui devait avoir fière allure il y a quelques années. Une nouvelle journée s’achève.

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Aujourd’hui, les lignes de Palpa moins connues mais également très jolies sont au programme.
Ces géoglyphes sont très différents de ceux de Nazca. Ils sont obtenus par empilement de pierres à flanc de coteau, plutôt que creusés en plaine. Ils représentent souvent des animaux et des êtres humains ou mythologiques. Ils sont également plus anciens que ceux de Nazca. Les archéologues les ont datés en comparant leurs motifs à ceux des céramiques et textiles des cultures locales Paracas (550 à 350 av. J.-C. ) et Topará (200 av. J.-C. au début de notre ère).
Nous montons là encore en haut d’un mirador pour les observer.
La Familia Real de Paracas, géoglyphes représentant un groupe de huit personnages sur une colline nous plait beaucoup.

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D’autres personnages

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Notre route continue dans la chaleur du désert. Au bout de quelques kilomètres, une tâche verte. Alléluia ! Enfin de la végétation. Nous suivons le rio Ica, tout est vert le long de ses rives, des champs cultivés, des palmiers. De petites villes se succèdent. Là où jaillit l’eau, jaillit la vie…

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Direction l’oasis de Huacachina. C’est un peu le « the place to be » du coin. Une oasis festive et noctambule très animée.

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Les gens viennent ici se baigner, se détendre, boire un coup et s’adonner aux deux activités phare du coin : le buggy et le sand-board. Malheureusement le site est surchargé en cette semaine sainte. Touristes et locaux s’entrecroisent dans un incessant ballet. On a du mal à rejoindre notre écocamp.

Ca y est, on y est et on y est bien. Petite piscine face aux dunes avec bar intégré. Vu la chaleur, on a envie de rien d’autre. Les enfants sont aux anges, en plus Lili est avec sa  copine.

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Nous investissons la cuisine commune ombragée dès que l’on peut car la chaleur dans le camping-car est à la limite du supportable.
A 17h, nous partons avec les copains en excursion buggy. Au point de rendez- vous une quarantaine de véhicules attend le client avant de se lancer à l’assaut des dunes. On est pas seul dans le désert. Y a du trafic. Espérons qu’il n’y aura pas collision. Y a t’il un code de la route ici ?

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Notre véhicule démarre sur les chapeau de roues…..ouahhhh !!!! J’ai adoré. Une véritable ivresse. Des montagnes russes dans les dunes. L’impression que l’on va se retourner dans des pentes vertigineuses. La vitesse qui nous grise. Mieux qu’une attraction à sensation. Encore, encore !!!

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Le buggy s’arrête en haut d’une dune. Maintenant cours de sand board. Très chouette aussi même si pour moi ça ne détrône pas le buggy. Les enfants en redemandent.

Nouvel arrêt pour profiter du coucher de soleil dans le désert. Instant féérique. Le temps peut il s’arrêter ?

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On ne peut empêcher la Séance photo

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L’oasis à la nuit tombée

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Le lendemain même si nous serions bien restés un peu plus longtemps, nous repartons avec rainbow vers Ica, région viticole la plus vaste et la plus réputée du Pérou. Notre choix se porte sur le plus encensé des domaines viticoles d’Ica, La bodega de Tacama. La Bodega produit quelques chardonnays et malbecs ainsi que du Pisco. Elle est gérée depuis une immense hacienda rose entourée de parcelles de vignes. On se croirait dans une de ces belles haciendas espagnoles que l’on voit dans les épisodes de zorro. Don Diego de la Vega va surgir à tout moment, c’est sûr. La visite du domaine et la dégustation sont payantes séparément. Business is business. Les enfants, Franck et les copains font la dégustation pendant que je visite les bâtiments.

Le joli patio

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La  chapelle 

mirador offrant un point de vue sur le domaine

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Démonstration de danse à cheval

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Le temps passe vite dans cette bodega quand on discute avec les amis à l’ombre des arbres sur la  pelouse grasse et verdoyante pendant que les enfants sautent comme des damnés sur les deux trampolines. On sort difficilement de notre léthargie, prochaine étape, la réserve naturelle de Paracas.

3 réflexions au sujet de « La côte du Pacifique sud péruvien »

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