De Jardin à Santa Fé de Antioqua

Nous rejoignons Jardin en slalomant au fil des routes en lacet. On monte, on descend au cœur d’interminables champs de café qui s’étendent à perte de vue. De nombreuses parcelles de terre semblent cultivées, même dans des endroits parfois difficiles d’accès.

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Champs de café en bord de routes

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petit village sur la route

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Lorsque nous pénétrons dans Jardin, autoproclamée plus belle ville d’Antioquia, nous savons immédiatement que cette agglomération rurale enchanteresse va nous plaire. Partout des maisons à un étage peintes de couleurs vives. Une véritable douceur de vivre semble envelopper cette paisible petite bourgade. On s’y sent déjà bien.

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Avec les Tiselfs, nous retrouvons les pauzailleurs dejà sur place depuis 2 jours et faisons la connaissance d’une nouvelle famille française. L’occasion de se faire un almuerzo tous ensemble pour goûter un des plats typique colombien le bandeja Paisa.

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Après le repas, nous allons visiter le jardin d’un couple qui habite en bordure d’une forêt où des gallos de la Pena (cock of the rock) ont élu domicile. Nous passons deux heures à profiter de l’impressionnant spectacle que nous offre ces magnifiques volatiles.

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L’endroit est aussi le repère d’autres espèces d’oiseaux

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Notamment le majestueux baranquerro

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Pause goûter en ville où nous nous retrouvons avec les copains pour bavarder au frais.

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Le lendemain, nous partons faire une petite balade dans la campagne environnante, l’occasion de vagabonder au cœur de toutes ces plantations  de café accrochées en équilibre précaire aux flancs des montagnes qui étreignent Jardin. Ici encore les bananiers ne sont jamais loin pour donner de l’ombre aux plants.

 

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Quelques habitations et fincas dispersées ça et là au sein des cultures

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Nous passons près de la cascade de l’amour. Il paraît que si on s’embrasse sous la cascade, on s’aime toute la vie. Nous y croisons le fameux 89… A deux dizaine près, on aurait pu y voir un signe.

DSC_7232En chemin, nous visitons également la grotte aux chauves-souris. Leur nombre est impressionnant et le plafond pas toujours très haut. Elles sont regroupées par paquets à plusieurs endroits sur la paroi. Ca vole régulièrement autour de nous, heureusement avec l’obscurité de la grotte que l’on éclaire qu’avec nos lampes de poche de fortune, on ne les distingue pas toutes. Ma hantise, que Lisa crie et fasse s’envoler comme dans les films tous ces p’tits rats volants.

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Cascade derrière la grotte aux chauves-souris

De retour en ville, on en profite pour flâner un peu dans les rues. C’est sur la place pavée, dominée par une immense église néogothique, que bat le cœur de la ville. Cette place fourmille de tables et chaises en bois colorées. Les marchands de fruits y vendent de délicieux cocktails à la criée tandis que les anciens, parfois vêtus de ponchos, bavardent dans les cafés en sirotant de l’arabica brûlant comme ils boiraient du petit lait.

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Cette ville est vraiment pleine de charme. Nous admirons les caballeros coiffés de sombreros faire exécuter des pas de danse rapides et serrés à leurs élégantes montures autour de la place.

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Fin de prestation au café du coin, autour de la sempiternelle tasse d’arabica.

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Nous trainons nos guêtres en ville histoire de profiter de  toutes ces tranches de vie.  Les Tiselfs font pendant ce temps la connaissance d’une famille française avec 3 enfants en back pack. Nous sympathisons et prévoyons de nous retrouver aux camping-car pour passer la soirée ensemble. Les adultes chez nous pendant que enfants s’organisent une soirée jeux de cartes et loup-garou dans le véhicule des Tiselfs. Soirée détendue et animée. Les parents sont d’anciens baroudeurs au long cours, ça crée tout de suite du lien. Ils avaient déjà fait un premier tour des amériques en vélo, il y a plusieurs années quand ils n’avaient pas d’enfants. Ils nous racontent leurs croustillantes anecdotes. C’était vraiment un autre voyage, à une autre époque… Ils ont notamment connu le Panama et la Colombie avec plus d’insécurité.  Là, on peut dire que c’était l’aventure. Nous, on se sent vraiment petits joueurs par rapport à eux. La soirée s’éternise. On ne voit pas le temps passer. Les enfants non plus apparemment. On se quitte sous l’orage comme tous les soirs depuis qu’on est à Jardin.

Le lendemain matin, une jeep Willis nous attend avec les Tiselfs pour nous emmener à vingt minutes du village dans les montagnes à la finca de café « el alto ». A notre arrivée, le propriétaire, Jaime, nous gratifie une fois n’est pas coutume, d’un accueil chaleureux à la colombienne. On est immédiatement séduit par son large sourire et sa jovialité.

Sa femme tout aussi charmante nous installe confortablement sur leur terrasse ombragée qui domine la vallée de Jardin. Le cadre bucolique est des plus agréable.

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Jaime nous y rejoint avec tout son attirail pour nous faire déguster le café qu’il produit. Commence alors entre ses mains expertes un véritable cérémonial. Pour Jaime, le rituel du café c’est sacré. Ne surtout pas oublier l’eau bouillante dans les tasses pour les réchauffer avant d’y verser l’or noir. Le cas contraire est un sacrilège.

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C’est vrai qu’il est bon ton café Jaime. Même les enfants en sont addicts.

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La collation s’achève. Il est l’heure de rejoindre les chevaux qui nous attendent pour une balade d’une heure dans les montagnes. Les chevaux d’Amérique du sud sont réputés pour leur docilité. C’est ce qu’on espère quand on sait que Clément et Lisa n’ont jamais chevauché. Jaime qui connaît bien ses montures les répartit entre nous tous en fonction des caractères. Franck montera avec Lisa. Clément monte seul sur un cheval tenu par un autre cavalier.

Et nous voilà en route. Je ne suis pas très fière en ce début de balade car aucun de nous ne porte de casque. Jaime n’en a  pas en sa possession. Croisons les doigts qu’il n’y ait pas de chute. Nous ne faisons pas 300 m que l’autre cavalier commence à partir au trot avec mon fils. Tout le monde suit. « Clément, serre les flancs du cheval ! » crie la mère légèrement hystérique. Clément a l’air de gérer . «- Bonne étoile, ce n’est pas le moment de prendre des vacances. » Finalement, le trot, on en fera à plusieurs reprises et Clément le gérera très bien.

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La balade avec ses jolis panoramas sur les montagnes environnantes et la vallée est très agréable. On finit par une séance galop. Mon fiiiiiiils !!!!!

Tout le monde est entier. Nous avons adoré cette expédition équestre. Lisa quant à elle veut un cheval. Avec les 5 chiens dont elle rêve déjà, ça commence à faire une bonne ménagerie.

Nouvelle séance café en terrasse pendant que les enfants préparent pour les chevaux un mélange énergétique à base de mélasse. Et ça patauge allègrement….

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Nous faisons nos adieux à Jaime et à sa charmante famille avant de rentrer en jeep à Jardin. Merci pour cet accueil, cette gentillesse. Colombie, on commence à tomber littéralement sous ton charme !

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Un dernier almuerzo en famille pour profiter de l’ambiance et c’est déjà l’heure de reprendre la route direction Santa Fé de Antioqua. Jardin, tu resteras pour nous un immense coup de cœur colombien.

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La route jusque Santa Fe de Antioquia nous malmène. Des travaux, des déviations. On se perd, on perd du temps, on s’épuise et au fur à mesure qu’on descend en altitude, on cuit à petit feu.

On approche de la ville. Choc visuel… Les alentours de Santa Fé sont cernés d’hôtels de luxe avec piscine. Une pollution visuelle et sonore nous envahit. Ici, c’est une autre Colombie. Celle des jeunes plus friqués qui viennent s’encanailler et faire la fête. On pense déjà à fuir.

Heureusement, le centre de Santa Fé n’a finalement rien à voir avec tout ce m’as-tu-vu.  Nous trouvons notre spot dodo près de l’église. Comme d’habitude, des colombiens s’approchent, curieux. On explique le voyage. « – Aucun problème ici, c’est safe. » nous rassure notre visiteur. Il gardera même un œil sur notre véhicule. Comment a t’on pu un instant avoir des doutes sur ce pays ?

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De bon matin, il fait déjà chaud dans le camping-car. Nous partons visiter le cœur de la cité. Cette ville coloniale assoupie est l’implantation espagnole la plus ancienne de la région. Fondée en 1541, elle fut jadis la capitale d’Antioquia et cela jusqu’en 1826, année où le gouvernement s’établit à Medellín. Du fait de cette éclipse, son centre colonial a été épargné et a aujourd’hui quasiment le même aspect qu’au XIXe siècle. Nous n’avons qu’une envie ! Flâner, lézarder, traîner dans ce petit village colonial sympathique. On se laisse porter.

Les rues sont étroites et bordées de maisons blanchies à la chaux, à un seul étage. Beaucoup d’habitations semblent organisées autour d’une cour centrale. Nous admirons les chambranles de portes et de fenêtres en bois délicatement sculptés, des éléments typiques d’Antioquia.

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On sent que le tourisme fait vivre la ville mais on est vraiment loin de l’agitation tourisque de Salento.

Petit arrêt à L’Iglesia de santa Barbara et sa belle façade baroque, construite par les Jésuites au milieu du XVIIIe siècle

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Notre prochaine destination, Medellín, une ville dont le nom résonne forcément dans l’inconscient collectif.

2 réflexions au sujet de « De Jardin à Santa Fé de Antioqua »

  1. Superbes paysages encore!! Vous êtes beaux les brics brocs inondés d’amour devant cette cascade enchanteresse! Et ce petit papillon 89…. la nature est extraordinaire lorsque l’on sait s’arrêter pour l’observer!! J’ai bien rigolé en imaginant ta crainte grosse bête sur le départ au trot puis galop du cheval de Clément… j’avoue que la sécurité était un soupçon limitée!! Mais quels beaux panoramas! Au fil des lectures…. tu arrives à nous plonger dans la sérénité et le calme savoureux de ces coins de verdure et j’ai ressenti la même aversion pour l’agitatiln lorsqu’en une phrase tu as décrit ton arrivée dans le quartier de la population aisée… j’avais tout aussi envie de partir en courant et retrouver le petit chant délicat des oiseaux au cœur de la paisible nature des hauteurs! À très bientôt ma famille… faites nous encore un peu rêver!! Bisous bisous

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