Santiago

La ville de Santiago du Chili a été fondée en 1541 par le conquistador Pedro de Valdivia, sur les rives fertiles du fleuve Mapocho, au sein de la verte vallée formée par les deux cordillères, celle des Andes et celle de la Costa. Malheureusement, l’agglomération a perdu la majeure partie de l’héritage architectural de cette époque, disparu sous l’effet de séismes et d’incendies successifs. Au début du 20ème siècle, la ville comptait une population d’environ 300.000 habitants, elle a depuis connu une croissance régulière pour atteindre aujourd’hui les 7 millions d’habitants (un tiers de la population totale du Chili). Malgré ses dimensions de grande métropole, son ambiance nous rappelle étonnamment celle des villes de province.

Nous avons passé trois jours à arpenter ses quartiers et ses musées et cette ville nous a plutôt bien plu. Il faut dire qu’ici c’est l’équivalent des vacances du mois d’août chez nous et donc la foule n’est pas trop présente. Ca, c’est chouette.

Nous trouvons un joli quartier arboré et hyper sécurisé pour parquer notre rainbow et arpenter la ville en toute sécurité. Il s’agit d’une rue pavillonnaire où des patrouilles de sécurité passent quasiment tous les quarts d’heure. Les habitants sont très sympas et nous proposent dès notre arrivée de l’eau si on en a besoin ou tout autre service qu’ils peuvent nous rendre. On nous donne même le numéro de la patrouille en cas de problèmes. Ici encore les discours sur l’insécurité. Les chiliens sont comme les argentins très alarmistes en matière d’insécurité concernant leur pays. C’est toujours surprenant car comme les autres voyageurs, on ne s’est jamais senti plus en sécurité que depuis qu’on est en Amérique du sud.
Rainbow en sécurité, nous partons à l’assaut de Santiago.

Arrivés en milieu d’après-midi à Santiago du Chili, nous partons directement à la découverte du centre historique. Ce quartier, construit par les Espagnols lors de la colonisation du XVIe siècle abrite des édifices d’époque et s’étale tout autour de la Place d’Armes.

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Cette place d’armes, véritable ilot de verdure avec ses palmiers et ses fontaines, est le cœur de la ville. Ici ça grouille, ça s’agite et ça s’anime à toute heure. On adore. Il y a les cireurs de chaussures, les joueurs d’échec, les caricaturistes et autres peintres, les artistes qui font leur show et même les prostituées qui racolent en toute liberté. Impressionnant à voir à l’œuvre.

La place d’arme et ses monuments

le Palacio de la Réal Audiencia qui abrite le Museo Historico National.
Ce musée retrace l’histoire du Chili depuis les peuples aborigènes jusqu’à l’époque moderne.

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la cathédrale Metropolina, édifiée à partir de 1584. C’est le cinquième édifice à avoir été construit à cet emplacement, les incendies et tremblements de terre successifs eurent raison des autres.

La statue équestre du conquistador Don Pedro de Valdivia

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The indigenous people monument

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la Casa Colorada
, construite en 1769. C’est l’une des trois demeures coloniales les mieux conservées de la ville.

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nous descendons la principale rue commerçante de la ville : Paseo Ahumada. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est très animée cet après-midi.

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Le palais de la Moneda (la Monnaie). Cet édifice d’architecture néoclassique conçu par l’architecte italien Joaquín Toesca à la fin du XVIIIe siècleétait à l’origine destiné à être, comme son nom l’indique, l’hôtel de la monnaie de la royauté espagnole. Ici, on frappait la monnaie et les médailles. Il fut inauguré en 1805 après 21 ans de travaux. En 1958, la moneda devient le siège de la présidence de la République, ce qu’il est toujours. C’est ici, le 11 septembre 1973 que le président en fonction Salvador Allende, se suicidera à la suite du bombardement de la moneda lors du coup d’état mené par Augusto Pinochet. La façade nord fut d’ailleurs gravement endommagée par les attaques aériennes perpétrées lors du coup d’État.

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Le palais de Justice

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Edifice du Congrès Nacional
dont les plans ont été réalisés par l’architecte français  Claude Françoise Brunet de Baines en 1848

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Le musée d’art précolombien de Santiago

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Ce musée chargé d’histoire nous a beaucoup plu. Ici, céramiques, bijoux, textiles et sculptures illustrent le mode de vie des peuples précolombiens de l’Amérique du Sud. Des statues funéraires aux momies d’Arica jusqu’au système comptable des Incas, on a pu découvrir les rites et croyances ancestrales de nombreux peuples. Les enfants ont quant à eux eu un coup de cœur pour la salle intéractive qui a permis notamment à Clément et à Franck de s’adonner à diverses danses tribales.

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Le Quartier Bellavista

Alternatif et très dynamique, Bellavista est le joli quartier bohème et artistique de Santiago avec ses galeries d’art, ses ateliers de créations et ses maisons colorées avec jardin. De nombreux bars et restaurants animent le quartier. On en profitera pour en tester un fort sympathique.


C’est également dans ce quartier que se situe une des trois maisons du célèbre poète Pablo Neruda, La Chascona.

Cette demeure pittoresque a été aujourd’hui transformée en musée-fondation. Grand collectionneur, Pablo Neruda y avait engranger un grand nombre d’objets rapportés de ses voyages. L’atmosphère sereine de la demeure du poète nous a beaucoup plu et pour une fois il y avait des audioguides en français. Tellement plus simple avec les enfants. 

Le Cerro San Cristobal

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Situé lui aussi près du quartier Bellavista, le Cerro San Cristobal est une colline incontournable de la région. De son sommet, on peut admirer toute la ville de Santiago ainsi que la Vierge Marie nichée au plus haut de la colline. Pour les sportifs, il est possible de monter la colline à pied, sinon un  funiculaire et un téléphérique font des allers-retours réguliers.

Le Musée MIM

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Nous restons une journée complète à l’intérieur du MIM, sorte de cité des sciences, la foule en moins. Ici, on peut toucher à tout, pour le plus grand bonheur des enfants. C’est un musée ludique et moderne. Ici, on peut s’adonner à de multiples expériences sur les quatres éléments, l’électricité, le magnétisme, le système solaire, la gastronomie,…. Il y a même un secteur consacré aux risques naturels et en particulier une pièce dans laquelle est reproduite les 3 minutes de secousses sismiques ressenties par les chiliens au moment du dernier tremblement de terre de 2010 (magnitude : 8,8). Nous avons aussi imprimé à l’ancienne les images de notre choix dans l’imprimerie du musée. Super journée.


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Des grosses bulles

Expériences en tout genre

Allongées sur un tapis de clous comme les fakirs

Cerro Santa Lucia

Nous montons au sommet du Cerro Santa Lucia qui domine le centre historique de la ville et qui abrite quelques fontaines, palais et terrasses panoramiques. Ce sommet est au centre d’un beau parc paysager aménagé au XIXe siècle par le maire Benjamín Vicuña Mackenna. On sue un peu en gravissant les petits escaliers de pierre menant à la Torre Mirador, mais on est récompensés par une belle vue sur la ville et les montagnes alentours !

En redescendant, on fait plusieurs petites haltes dans des coins sympas du parc.

Et on craque une fois n’est pas coutume pour nos délicieuses glaces artisanales

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Le Barrio Paris-Londres

Il a été dessiné par Ernesto Holzmann père et fils, et les maisons qui ne dépassent pas 5 étages sont pour la plupart de style européen ; les rues de l’intérieur, comme la rue de Paris et la rue de Londres sont sinueuses, étroites et pavées. Un quartier tranquille où il fait bon se promener tout en admirant les belles maisons.


Au moment de quitter Santiago,nouveau rebondissement, la pédale d’embrayage ne remonte plus. Après un remorquage un peu stressant (malgrè la prudence de Philippe) par nos amis les arteromand (Un très grand merci à eux !!!!) en plein centre-ville sur une deux fois trois voies de Santiago, nous atterrissons au garage.

Pendant qu’ils changent l’embrayage, les enfants partent à la piscine et le lendemain font un parc d’attraction.

Nous repartons deux jours plus tard. Fausse alerte, après 10 minutes, la pédale lâche à nouveau. Deuxième remorquage et retour au garage. Finalement ce serait l’emetteur recepteur hydraulique. Seulement, ils n’ont pas la pièce, ils nous bidouillent une réparation de fortune et nous n’avons plus qu’à prier pour que ça tienne jusqu’à la réparation officielle.

C’est le ventre noué et l’esprit inquiet que nous reprenons la route pour Valparaiso, guettant chaque bruit suspect que pourrait émettre Rainbow. La chance est avec nous, Rainbow arrive sans problème jusqu’à la cité bohème.

Une réflexion au sujet de « Santiago »

  1. Coucou la familia j ai du retard dans mes lectures mais cela ne m empeche pas de penser a vous. Belle ville de Santiago et ca nous donne envie de partir au soleil a vous voir en teeshirt manger vos belles glaces. Les veinards! Bravo aux 2 fakirettes! Ca doit piquer les ptites fesses! Gros bibis. Tatie lilice

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